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Lecture de données — Le prix du crédit selon son objet

Savoir-faireLecture de donnéesIntermédiaire📄 Document sourcé20 min

Utilisez le tableau pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux dernières demandent une réponse rédigée.

Document — Taux d’intérêt des crédits nouveaux accordés aux particuliers en France

Type de crédit nouveauMai 2025 (%)Mai 2026 (%)
Crédits à l’habitat (ensemble)3,023,11
dont crédits à l’habitat hors renégociations3,113,21
dont crédits relais3,593,64
Prêts amortissables à la consommation6,406,53
Découverts aux particuliers7,577,69
Source : Banque de France, Stat Info « Crédits aux particuliers – France », mai 2026 (publié le 8 juillet 2026). · Champ : France ; taux effectif au sens étroit, c’est-à-dire la composante intérêt du taux effectif global, hors frais de dossier et hors assurance emprunteur. Moyenne mensuelle pondérée par les montants de crédits nouveaux du mois. Un crédit relais est un prêt de courte durée consenti à un ménage qui achète un logement avant d’avoir vendu le précédent. · Lecture : En mai 2026, les crédits nouveaux à l’habitat accordés aux particuliers en France, hors renégociations, sont assortis d’un taux d’intérêt moyen de 3,21 %.
  1. En mai 2026, de combien de points le taux des prêts à la consommation dépasse-t-il celui des crédits à l’habitat hors renégociations ?

    points

    Correction

    Réponse : 3,32 points

    6,53 − 3,21 = 3,32 points. On soustrait deux pourcentages : le résultat s’exprime donc en points de pourcentage, jamais en « % ». Dire que le crédit à la consommation est « 3,32 % plus cher » serait faux : il est plus de deux fois plus cher.

  2. De combien de points le taux des prêts amortissables à la consommation a-t-il augmenté entre mai 2025 et mai 2026 ?

    points

    Correction

    Réponse : 0,13 points

    6,53 − 6,40 = 0,13 point. La hausse est modeste ; sur la même période, le taux des crédits à l’habitat hors renégociations progresse un peu plus, de 3,11 à 3,21, soit 0,10 point. Les deux marchés évoluent donc dans le même sens, ce qui n’a rien d’étonnant : ils dépendent du même coût de la ressource pour les banques.

  3. Un ménage emprunte 10 000 € au taux moyen des prêts à la consommation de mai 2026. Quel montant d’intérêts représente la première année, avant tout remboursement du capital, en euros ?

    Correction

    Réponse : 653 €

    10 000 × 6,53 / 100 = 653 €. Attention : ce calcul suppose que le capital n’a pas encore été remboursé. Dans un prêt amortissable réel, le capital restant dû diminue chaque mois, si bien que les intérêts effectivement payés sur la durée totale sont inférieurs à 653 € par an en moyenne.

  4. Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 7,69 ».

    Précisez la source, le champ, la période et la nature exacte du taux.

    Correction

    Phrase attendue : « Selon la Banque de France, en mai 2026, en France, les découverts accordés aux particuliers étaient facturés à un taux d’intérêt moyen de 7,69 % par an. »

    Deux précisions attendues d’un bon devoir :

    • il s’agit d’un taux annuel, même si le découvert ne dure souvent que quelques jours : c’est la convention qui permet de comparer des crédits de durées différentes ;
    • ce taux est un taux effectif au sens étroit, donc hors frais de dossier et hors assurance : le coût réellement supporté par l’emprunteur est supérieur.
  5. Pourquoi un même établissement prête-t-il à 3,21 % pour un achat de logement et à 6,53 % pour un achat de voiture ou de meubles ? Utilisez la notion de risque.

    Comparez ce que la banque peut saisir en cas de non-remboursement, ainsi que le montant et la durée des deux prêts.

    Correction

    Le taux d’intérêt n’est pas un prix unique : il se décompose en une rémunération de l’attente et une prime de risque. C’est cette seconde composante qui explique l’écart de 3,32 points.

    Ce qui rend le crédit immobilier peu risqué pour le prêteur :

    • il est garanti par le logement financé : si l’emprunteur cesse de payer, la banque peut faire vendre le bien et se rembourser sur le prix ;
    • le dossier est examiné avec soin, car les montants sont élevés et la relation durable (le tableau montre d’ailleurs qu’il s’agit de l’essentiel de l’encours) ;
    • l’emprunteur a lui-même beaucoup à perdre : il abandonnerait son apport et son logement.

    Ce qui rend le crédit à la consommation plus risqué :

    • le bien financé — une voiture, des meubles, un voyage — perd très vite sa valeur ou disparaît : il ne constitue pas une garantie sérieuse ;
    • les montants sont plus faibles, donc les frais d’examen du dossier pèsent proportionnellement plus lourd ;
    • ces crédits sont plus souvent souscrits par des ménages dont le budget est déjà tendu, ce qui augmente la probabilité d’impayés.

    Le cas du découvert (7,69 %) confirme la logique : aucune garantie, aucune durée fixée, aucun examen préalable au moment où il est utilisé. C’est le crédit le plus risqué du tableau, c’est le plus cher.

    À retenir : sur un ensemble de dossiers comparables, le supplément de taux compense les pertes provoquées par ceux qui ne rembourseront pas. Sans prime de risque, aucune banque n’accepterait de financer les emprunteurs les moins solides — qui seraient alors purement et simplement exclus du crédit.

Notions : taux d’intérêt nominal risque financement intermédié

Autres exercices du chapitre

Tout le chapitre : Le financement de l'économie