Vrai ou faux — Financement, titres et taux d’intérêt
Indiquez si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifiez à l’oral avant d’ouvrir la correction.
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Un agent en besoin de financement est nécessairement un agent en difficulté.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
Le besoin de financement mesure un écart entre épargne et investissement, non une fragilité. Une entreprise qui double sa capacité de production est en besoin de financement parce qu’elle se développe, pas parce qu’elle va mal.
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L’autofinancement est un mode de financement externe.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
Les fonds proviennent de l’entreprise elle-même, sous forme de bénéfices non distribués : personne ne lui apporte de ressources, personne ne lui réclamera d’intérêts ni de dividendes en contrepartie.
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Lorsqu’une entreprise émet des obligations, elle s’endette.
Justification :
Correction
Réponse : Vrai
L’obligation est un titre de créance : les souscripteurs prêtent, l’entreprise devra verser des coupons puis rembourser à l’échéance. La différence avec le crédit bancaire ne porte pas sur la nature de l’opération, mais sur l’identité des prêteurs.
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L’actionnaire est un créancier de l’entreprise dont il détient les titres.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
Il en est copropriétaire. La conséquence est décisive en cas de difficulté : les créanciers sont désintéressés en priorité, et les actionnaires ne récupèrent que ce qui reste, éventuellement rien.
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Si le taux d’intérêt nominal s’élève à 2 % et l’inflation à 4 %, le taux d’intérêt réel est négatif.
Justification :
Correction
Réponse : Vrai
2 − 4 = −2 %. Un taux réel négatif signifie que le prêteur récupère un pouvoir d’achat inférieur à celui qu’il avait cédé : il paie, en quelque sorte, pour avoir prêté.
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Une inflation plus forte que prévu avantage le prêteur qui a consenti un prêt à taux fixe.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
C’est l’emprunteur qu’elle avantage : les sommes qu’il verse sont fixées en euros et perdent de leur valeur, tandis que ses revenus nominaux tendent à suivre la hausse des prix. C’est pourquoi les prêteurs intègrent une anticipation d’inflation dans le taux qu’ils exigent.
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Plus le risque de non-remboursement estimé par le prêteur est élevé, plus le taux d’intérêt exigé est important.
Justification :
Correction
Réponse : Vrai
Le taux se décompose en une rémunération de l’attente et une prime de risque. Sans cette prime, aucun prêteur n’accepterait de financer les projets incertains, qui sont pourtant souvent les plus innovants.
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Une entreprise qui émet des actions nouvelles devra rembourser à l’échéance les sommes ainsi recueillies.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
Aucune échéance n’existe : l’argent apporté devient du capital, et l’actionnaire qui souhaite récupérer sa mise doit revendre son titre à un autre épargnant. C’est ce qui rend l’émission d’actions moins contraignante pour la trésorerie qu’un emprunt, mais plus coûteuse en partage du pouvoir et des bénéfices.