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QCM — Besoins, capacités et modes de financement

Compréhension du coursQCMIntermédiaire12 min

Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.

  1. Un agent économique est en besoin de financement lorsque :

    Correction

    Réponse : Son épargne est inférieure à ses dépenses d’investissement

    La comparaison porte sur l’épargne et l’investissement, pas sur les revenus et la consommation ni sur le résultat comptable. Une entreprise bénéficiaire mais en pleine expansion est très souvent en besoin de financement, parce qu’elle investit davantage que ce qu’elle a mis de côté.

  2. En règle générale, quel agent dégage une capacité de financement ?

    Correction

    Réponse : Les ménages pris dans leur ensemble

    Les ménages épargnent structurellement plus qu’ils n’investissent, l’essentiel de leur investissement se limitant au logement : en France, leur capacité de financement atteint 168,8 milliards d’euros en 2024 (Eurostat). Les sociétés financières (−39,4 milliards) et les administrations publiques (−169,7 milliards) sont, elles, du côté des besoins cette année-là. Quant aux sociétés non financières, leur solde dépend de la conjoncture et peut devenir positif certaines années, comme en 2023 et 2024 : elles ne constituent donc pas une réponse sûre.

  3. L’autofinancement désigne :

    Correction

    Réponse : Le financement d’un investissement par les bénéfices conservés dans l’entreprise

    Le préfixe « auto- » indique l’origine des fonds : ils viennent de l’entreprise elle-même. Émettre des actions, même auprès des salariés, revient au contraire à faire appel à des apporteurs extérieurs, donc à un financement externe.

  4. Une entreprise emprunte auprès de sa banque. Ce financement est :

    Correction

    Réponse : Externe et intermédié

    Les fonds viennent de l’extérieur, donc le financement est externe ; et la banque s’interpose entre les épargnants et l’entreprise, donc il est intermédié. La confusion classique consiste à réserver le mot « externe » aux marchés financiers.

  5. Lesquelles de ces opérations relèvent du financement externe direct ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : L’émission d’un emprunt obligataire par une grande entreprise ; Une augmentation de capital par création d’actions nouvelles

    Dans les deux premiers cas, l’entreprise émet elle-même des titres achetés par les épargnants : personne ne s’interpose. Le crédit est externe mais intermédié, et la mise en réserve est un financement interne.

  6. Détenir une action, c’est :

    Correction

    Réponse : Être propriétaire d’une fraction du capital de l’entreprise

    L’action est un titre de propriété, l’obligation un titre de créance : c’est la distinction fondatrice du chapitre. L’actionnaire n’a droit ni à un revenu garanti ni à un remboursement ; s’il veut récupérer sa mise, il doit revendre son titre à un autre épargnant.

  7. Quelles caractéristiques distinguent une obligation d’une action ? (plusieurs réponses)

    Correction

    Réponse : Le revenu qu’elle procure est fixé au moment de l’émission ; Le titre est remboursé à une échéance prévue ; Le détenteur est un créancier de l’entreprise

    Le droit de vote est justement ce que l’obligataire n’obtient pas : il a prêté, il n’est pas associé aux décisions. En contrepartie de cette absence de pouvoir, il bénéficie d’un revenu connu d’avance et passe avant les actionnaires en cas de difficulté.

  8. Un prêt est conclu à un taux d’intérêt nominal de 5 %. L’inflation s’établit à 3 %. Le taux d’intérêt réel est d’environ :

    Correction

    Réponse : 2 %

    On retranche l’inflation du taux nominal : 5 − 3 = 2 %. Additionner les deux taux revient à considérer que la hausse des prix alourdit la dette, alors qu’elle l’allège : c’est l’erreur de raisonnement la plus répandue.

  9. L’inflation se révèle beaucoup plus forte que prévu au cours d’un prêt à taux fixe. Qui en profite ?

    Correction

    Réponse : L’emprunteur, car il rembourse une somme dont le pouvoir d’achat a diminué

    Les mensualités restent identiques en euros, mais ces euros achètent moins de biens : la charge réelle de la dette s’allège. Le prêteur, dont la rémunération avait été fixée sur une inflation anticipée plus faible, y perd d’autant.

  10. Pourquoi une banque exige-t-elle un taux d’intérêt plus élevé d’un emprunteur dont la situation est fragile ?

    Correction

    Réponse : Pour compenser un risque de non-remboursement plus important

    Le supplément de taux est une prime de risque : sur un ensemble de dossiers comparables, il compense les pertes provoquées par ceux qui ne rembourseront pas. C’est la même logique qui fait qu’un État jugé peu solide emprunte plus cher qu’un autre.

  11. Une obligation de valeur nominale 1 000 €, assortie d’un coupon annuel de 40 €, s’échange sur le marché à 800 €. Pour celui qui l’achète à ce prix, le rendement annuel est :

    Correction

    Réponse : Supérieur à 4 %, puisqu’il perçoit 40 € pour une mise de 800 €

    Le coupon est calculé une fois pour toutes sur la valeur nominale, mais le rendement rapporte ce coupon à la somme réellement déboursée : 40 / 800 = 5 %. Le prix d’une obligation et son rendement varient donc toujours en sens inverse.

  12. Comparée à une obligation de la même entreprise, une action est :

    Correction

    Réponse : Plus risquée, et son rendement espéré est en moyenne plus élevé

    L’actionnaire n’est payé qu’après les créanciers et seulement si l’entreprise dégage des bénéfices : il supporte donc davantage de risque. Personne n’accepterait ce risque supplémentaire sans espérer, en contrepartie, une rémunération moyenne plus forte.

Notions : besoin de financement capacité de financement autofinancement financement direct financement intermédié action obligation taux d’intérêt nominal taux d’intérêt réel risque

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Tout le chapitre : Le financement de l'économie