Aller au contenu

Vrai ou faux — Qui décide dans l'entreprise ?

Compréhension du coursVrai / FauxIntermédiaire8 min

Indiquez si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifiez à l'oral avant d'ouvrir la correction.

  1. Toutes les entreprises ont des actionnaires.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Faux

    Une entreprise individuelle n'a pas d'actionnaires : son propriétaire est aussi son dirigeant. Les questions d'actionnariat ne concernent que les sociétés, et les enjeux de gouvernance sont surtout marqués dans les sociétés de capitaux.

  2. Dans une société de capitaux, le dirigeant est nécessairement le principal propriétaire de l'entreprise.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Faux

    La dissociation entre propriété et direction est au contraire la situation ordinaire des grandes sociétés : les actionnaires apportent le capital, un dirigeant salarié gère. C'est cette séparation qui fait naître la relation d'agence.

  3. Externaliser une activité supprime tout coût de coordination pour l'entreprise.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Faux

    Les coûts de coordination changent de nature sans disparaître : il faut sélectionner le prestataire, rédiger et négocier le contrat, contrôler la qualité, gérer les litiges. Ce sont les coûts de transaction, qui peuvent annuler l'économie recherchée.

  4. Une même partie prenante peut à la fois coopérer avec l'entreprise et entrer en conflit avec elle.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Vrai

    Salariés et actionnaires ont un intérêt commun à la survie et à la prospérité de l'entreprise, mais des intérêts opposés au moment de partager la valeur ajoutée. Coopération et conflit sont deux faces de la même relation, pas deux situations exclusives.

  5. L'asymétrie d'information entre actionnaires et dirigeant joue au détriment du dirigeant.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Faux

    C'est l'agent, ici le dirigeant, qui détient l'information sur la marche réelle de l'entreprise et sur son propre effort. L'avantage informationnel lui profite : le principal doit engager des dépenses de contrôle pour le réduire.

  6. Rémunérer un dirigeant en actions élimine tout conflit d'intérêts avec les actionnaires.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Faux

    Le dispositif rapproche les intérêts sans les confondre, et produit un effet pervers : indexé sur le cours de l'action, le dirigeant peut privilégier des décisions favorables à court terme, comme le rachat d'actions, au détriment de l'investissement de long terme.

  7. La responsabilité sociale des entreprises repose principalement sur des engagements volontaires.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Vrai

    La RSE se situe au-delà des obligations légales, ce qui explique à la fois sa souplesse et la critique dont elle fait l'objet : sans contrainte extérieure, rien ne garantit que les engagements affichés se traduisent dans les pratiques.

  8. Dans une coopérative, un associé qui a apporté davantage de capital dispose de plus de voix.

    Justification :

    Correction

    Réponse : Faux

    La coopérative applique la règle « une personne, une voix », indépendamment de l'apport. C'est ce qui la distingue de la société de capitaux, où le droit de vote est proportionnel à la part détenue.

Notions : gouvernance actionnaire relation d'agence externalisation parties prenantes

Autres exercices du chapitre

Tout le chapitre : Organisation et gouvernance des entreprises