Reliez chaque notion à la formulation qui la définit le mieux.
Bulle spéculative
Correction
Réponse : Écart durable et cumulatif entre le prix d’un actif et sa valeur fondamentale
Ce qui définit la bulle n’est pas la hausse du prix, mais son décrochage par rapport aux revenus futurs attendus de l’actif.
Comportement mimétique
Correction
Réponse : Décider en observant les autres plutôt qu’en se fiant à sa propre information
Le mimétisme est individuellement raisonnable quand on se croit moins bien informé que les autres ; il devient collectivement déstabilisant.
Prophétie autoréalisatrice
Correction
Réponse : Une anticipation qui se vérifie parce qu’elle a été crue et suivie d’actes
C’est le passage à l’acte qui valide l’anticipation, et non l’inverse : le raisonnement est circulaire, ce qui rend la hausse fragile.
Effet de levier
Correction
Réponse : Amplification de la rentabilité des fonds propres par le recours à l’emprunt
Le mot « levier » traduit l’idée de démultiplication : un même mouvement de prix produit un effet beaucoup plus fort sur des fonds propres réduits.
Ventes forcées
Correction
Réponse : Cessions d’actifs imposées par la nécessité de rembourser ses créanciers
Ces ventes sont subies et non choisies : elles surviennent au pire moment, quand les prix baissent déjà, ce qui explique leur effet amplificateur.
Panique bancaire
Correction
Réponse : Retraits massifs et simultanés des déposants par crainte d’une faillite
Elle est possible parce qu’une banque transforme des dépôts disponibles à tout moment en crédits de long terme : elle ne peut pas rembourser tout le monde en même temps.
Risque systémique
Correction
Réponse : Propagation en chaîne d’une défaillance à tout le système financier
Il ne se déduit pas des risques individuels : il naît de l’interdépendance des bilans, donc de la structure du système lui-même.
Prêteur en dernier ressort
Correction
Réponse : Banque centrale fournissant des liquidités aux banques solvables en difficulté
La distinction entre illiquidité et insolvabilité est décisive : le prêteur en dernier ressort ne doit en principe secourir qu’un établissement solvable.