QCM — Comprendre les crises financières
Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.
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Une bulle spéculative se caractérise par :
Correction
Réponse : Un prix d’actif qui s’écarte durablement de sa valeur fondamentale
Le deuxième choix décrit l’inflation, qui porte sur les prix des biens et services et non sur ceux des actifs : c’est la confusion la plus fréquente. Une bulle se repère à l’écart entre le prix et les revenus futurs attendus de l’actif.
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Adopter un comportement mimétique sur un marché financier, c’est :
Correction
Réponse : Acheter en imitant les autres investisseurs plutôt qu’en se fiant à sa propre information
Le troisième choix décrit exactement le comportement inverse, celui que suppose la théorie de l’efficience des marchés. Le mimétisme repose au contraire sur l’idée que l’information des autres vaut mieux que la sienne.
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Pourquoi le mimétisme peut-il être qualifié de rationnel au niveau individuel ?
Correction
Réponse : Parce qu’en situation d’incertitude, suivre le marché est moins coûteux et moins risqué que de se tromper seul
L’erreur classique consiste à voir dans la bulle un simple accès de folie collective. Le mimétisme s’explique par l’incertitude et par le coût de l’information : chacun agit raisonnablement, mais le résultat collectif est déstabilisant.
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Un investisseur apporte 100 000 € de fonds propres et emprunte 300 000 € au taux de 4 % pour acheter des actifs. L’effet de levier :
Correction
Réponse : Accroît la rentabilité de ses fonds propres si la rentabilité de l’actif dépasse le taux d’intérêt
Le deuxième choix oublie la condition décisive : si la rentabilité de l’actif tombe au-dessous du taux d’intérêt, le levier se retourne et amplifie les pertes. C’est ce qu’on appelle l’effet de massue.
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Quels mécanismes propagent une crise financière au-delà du marché où elle est née ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : Les ventes forcées d’actifs par des agents endettés ; Les retraits massifs des déposants ; L’interdépendance des bilans entre établissements financiers
L’épargne des ménages n’est pas un canal de contagion financière. Les trois autres mécanismes transforment en revanche une perte localisée en crise générale : ils font passer du risque individuel au risque systémique.
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Une panique bancaire est possible parce que :
Correction
Réponse : La banque a placé à long terme des dépôts remboursables à tout moment
Le deuxième choix décrit une situation normale de toute banque et concerne la solvabilité, non la liquidité. La panique tient à la transformation d’échéances : les dépôts sont exigibles immédiatement, les crédits ne le sont pas.
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Le risque systémique désigne :
Correction
Réponse : Le risque que la défaillance d’un acteur entraîne l’effondrement de l’ensemble du système financier
Les trois autres propositions désignent des risques individuels : risque de crédit, risque de change, risque de marché. Le risque systémique est d’une autre nature, il naît des liens entre les acteurs et non de la situation de l’un d’eux.
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En matière bancaire, l’aléa moral désigne le fait que :
Correction
Réponse : La perspective d’être secourue en cas de difficulté incite une banque à prendre davantage de risques
Le troisième choix décrit la sélection adverse, qui joue avant la signature du contrat. L’aléa moral porte sur le comportement après : c’est la protection elle-même qui modifie la prise de risque.
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Le ratio de solvabilité imposé aux banques les oblige à :
Correction
Réponse : Détenir un montant minimal de fonds propres au regard des risques portés à leur bilan
Le deuxième choix décrit le ratio de liquidité et le quatrième la garantie des dépôts : ces trois instruments coexistent mais ne traitent pas le même risque. Les fonds propres servent à absorber les pertes.
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Quels dispositifs relèvent de la régulation du système financier ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : Les ratios prudentiels de fonds propres et de liquidité ; La supervision des établissements par une autorité publique ; L’intervention de la banque centrale comme prêteur en dernier ressort
La libre formation des prix est le principe de fonctionnement des marchés, pas un instrument de régulation. Les trois autres dispositifs agissent respectivement en prévention, en contrôle et en traitement de la crise.
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Lorsqu’elle agit comme prêteur en dernier ressort, la banque centrale :
Correction
Réponse : Fournit des liquidités aux banques solvables qui ne parviennent plus à se financer sur le marché
La dernière proposition correspond à la garantie des dépôts, assurée par un fonds dédié et non par la banque centrale. Le prêteur en dernier ressort traite un problème de liquidité, pas d’insolvabilité.