Vrai ou faux — Mécanismes et régulation
Indiquez si chaque affirmation est vraie ou fausse, puis justifiez avant d’ouvrir la correction.
-
Une bulle spéculative se reconnaît à l’écart durable entre le prix d’un actif et sa valeur fondamentale.
Justification :
Correction
Réponse : Vrai
Une hausse de prix n’est pas en soi une bulle : elle peut refléter une amélioration réelle des revenus attendus. C’est le décrochage par rapport aux fondamentaux qui fait la bulle.
-
Un investisseur qui imite les autres se comporte de manière irrationnelle.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
En situation d’incertitude, celui qui se croit moins bien informé a intérêt à suivre le marché : se tromper avec tout le monde coûte moins cher que se tromper seul. La rationalité individuelle produit ici un résultat collectivement instable.
-
L’effet de levier n’amplifie les résultats que lorsque la conjoncture est favorable.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
Le levier est symétrique : la même dette qui démultiplie les gains démultiplie les pertes. Comme les intérêts sont dus quelle que soit la conjoncture, la chute de rentabilité est même plus brutale que la hausse.
-
Une banque parfaitement solvable peut néanmoins faire faillite.
Justification :
Correction
Réponse : Vrai
Solvabilité et liquidité sont deux choses distinctes : un établissement dont les actifs valent plus que les dettes peut se trouver incapable de les vendre assez vite pour honorer des retraits immédiats. C’est précisément ce que le prêteur en dernier ressort est censé éviter.
-
La garantie des dépôts vise d’abord à éviter que les déposants ne se précipitent aux guichets.
Justification :
Correction
Réponse : Vrai
Son efficacité est préventive : si chacun sait qu’il sera remboursé, personne n’a de raison de courir retirer son argent, et la ruée qui provoquerait la faillite ne se déclenche pas.
-
L’existence d’un prêteur en dernier ressort supprime tout risque de crise financière.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
Elle en déplace la source : sachant qu’elles seront secourues, les institutions les plus grandes peuvent prendre des risques qu’elles n’assumeraient pas autrement. La protection engendre ainsi de l’aléa moral, ce qui oblige à l’accompagner de règles prudentielles.
-
Le risque systémique est la simple somme des risques pris par chaque établissement.
Justification :
Correction
Réponse : Faux
Il naît de l’interdépendance : des positions individuellement raisonnables deviennent dangereuses lorsque tous les acteurs détiennent les mêmes actifs et cherchent à les vendre au même moment. Le tout est ici plus risqué que la somme des parties.
-
Les ventes d’actifs auxquelles des investisseurs endettés sont contraints accentuent la baisse des prix.
Justification :
Correction
Réponse : Vrai
Ces ventes ne répondent pas à un jugement sur la valeur des titres mais à un besoin urgent de liquidités : elles arrivent massivement au moment où les acheteurs se raréfient, ce qui entretient la spirale baissière.