Lecture de données — Prix des logements et crédit
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Prix des logements, crédit hypothécaire et défauts de paiement aux États-Unis
| Année | Indice S&P Case-Shiller du prix des logements (octobre, base 100 en janvier 2000) | Encours de crédit hypothécaire des ménages, 4e trimestre (milliards de dollars) | Taux de défaut sur les crédits immobiliers résidentiels, 4e trimestre (%) |
|---|---|---|---|
| 2000 | 107,7 | 4 805 | 2,23 |
| 2003 | 138,0 | 6 896 | 1,77 |
| 2006 | 184,1 | 9 899 | 1,92 |
| 2009 | 148,6 | 10 407 | 10,41 |
| 2011 | 138,4 | 9 755 | 10,25 |
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Quel est le taux de variation de l’indice du prix des logements entre octobre 2000 et octobre 2006, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 70,9 %
(184,1 − 107,7) / 107,7 × 100 = +70,9 %. Attention : l’indice est en base 100 en janvier 2000, et non en 2000 tel qu’il figure dans le tableau ; l’écart à 100 ne se lit donc pas directement, il faut calculer un taux de variation.
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Quel est le taux de variation de l’encours de crédit hypothécaire des ménages entre le 4e trimestre 2000 et le 4e trimestre 2006, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : 106 %
(9 899 − 4 805) / 4 805 × 100 = +106,0 %. L’encours de crédit hypothécaire fait plus que doubler en six ans, alors que les prix n’augmentent « que » de 70,9 % : la hausse est financée par l’endettement, et non par l’enrichissement des ménages.
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Quel est le taux de variation de l’indice du prix des logements entre octobre 2006 et octobre 2011, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : -24,8 %
(138,4 − 184,1) / 184,1 × 100 = −24,8 %. En cinq ans, l’indice revient à son niveau de 2003 : la baisse efface l’essentiel de la hausse accumulée pendant la bulle.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 10,41 » figurant dans le tableau.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et la période, l’unité et la grandeur mesurée. Attention : cette colonne ne compte pas des emprunteurs, elle mesure une part.
Correction
Phrase attendue : « Selon la Federal Reserve Bank of St. Louis (base FRED), aux États-Unis, 10,41 % des crédits immobiliers résidentiels détenus par les banques commerciales étaient en défaut de paiement au quatrième trimestre 2009. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- lire « 10,41 défauts » ou « 10 410 défauts », alors que l’unité est le pourcentage ;
- écrire « 10,41 % des ménages » : la population de référence est celle des crédits immobiliers, pas celle des ménages ;
- omettre l’année, alors que toute la démonstration repose sur la comparaison entre les dates.
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En vous appuyant sur le tableau, distinguez les deux phases de cet épisode et expliquez le lien entre crédit et prix.
Repérez l’année de retournement des prix, puis suivez séparément chacune des trois colonnes de données. Observez notamment que les trois colonnes ne se retournent pas la même année.
Correction
Réponse attendue : le tableau met en évidence deux phases.
De 2000 à 2006, l’indice du prix des logements passe de 107,7 à 184,1, soit une hausse de 70,9 %, tandis que l’encours de crédit hypothécaire des ménages passe de 4 805 à 9 899 milliards de dollars, soit +106,0 %. Le crédit abondant alimente la demande de logements, ce qui fait monter les prix ; la hausse des prix accroît en retour la valeur des biens donnés en garantie, ce qui permet d’emprunter davantage. Les défauts de paiement restent très faibles (1,92 % des crédits fin 2006, contre 2,23 % fin 2000) car un emprunteur en difficulté peut toujours revendre son bien avec une plus-value.
À partir de 2006, le mouvement s’inverse : l’indice tombe à 138,4 en 2011, soit une baisse de 24,8 %, et le taux de défaut passe de 1,92 % fin 2006 à 10,41 % fin 2009, soit plus de cinq fois plus. La revente ne permet plus de rembourser le crédit, les ventes forcées s’accumulent et font encore reculer les prix.
Un point mérite d’être relevé : l’encours de crédit continue d’augmenter après le retournement des prix, jusqu’à 10 407 milliards de dollars en 2009, avant de refluer à 9 755 milliards en 2011. La dette contractée pendant la bulle ne disparaît pas avec elle : c’est précisément ce décalage qui transforme la baisse des prix en défauts de paiement, puis en pertes bancaires.
Une bonne réponse cite au moins trois chiffres et fait apparaître le caractère cumulatif du mécanisme, à la hausse comme à la baisse.