Lecture de données — Capitalisation boursière et retournements de marché
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Document — Capitalisation boursière des sociétés cotées, en pourcentage du PIB
| Pays | 1999 | 2000 | 2002 | 2007 | 2008 | 2014 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| France | 101,1 | 106,3 | 64,8 | 103,2 | 50,3 | 72,9 |
| Allemagne | 64,7 | 64,6 | 32,6 | 60,4 | 29,2 | 43,9 |
| Royaume-Uni | 174,5 | 154,2 | 103,7 | 123,9 | 63,4 | 115,7 |
| États-Unis | 153,4 | 147,4 | 101,2 | 137,6 | 78,5 | 149,5 |
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Quel est le taux de variation de la capitalisation boursière française rapportée au PIB entre 2007 et 2008, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : -51,3 %
(50,3 − 103,2) / 103,2 × 100 = −51,3 %. En une seule année, la valeur boursière des sociétés françaises cotées est divisée par deux environ. Attention : le ratio rapporte une capitalisation à un PIB, il peut donc bouger parce que le numérateur chute, mais aussi parce que le dénominateur varie — ici c'est bien l'effondrement des cours qui domine.
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Quel est le taux de variation de ce même ratio aux États-Unis entre 2000 et 2002, en pourcentage ?
%
Correction
Réponse : -31,3 %
(101,2 − 147,4) / 147,4 × 100 = −31,3 %. Il s'agit de l'éclatement de la bulle des valeurs technologiques : le tableau montre donc deux retournements successifs, en 2000-2002 puis en 2008, ce qui interdit de traiter la crise de 2008 comme un accident isolé.
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En 1999, quel est l'écart, en points de pourcentage, entre le Royaume-Uni et l'Allemagne ?
points de %
Correction
Réponse : 109,8 points de %
174,5 − 64,7 = 109,8 points. L'écart mesure la place très inégale du financement de marché selon les pays : les entreprises allemandes se financent traditionnellement davantage par le crédit bancaire, les britanniques par la Bourse. On compare ici deux pourcentages, la différence s'exprime donc en points et non en pourcentage.
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Rédigez la phrase de lecture de la donnée « 78,5 » figurant dans le tableau.
Une phrase de lecture complète précise la source, le champ et l'année, l'unité et la grandeur mesurée. Attention : la colonne n'exprime pas des milliards d'euros mais un rapport entre deux grandeurs.
Correction
Phrase attendue : « Selon la Banque mondiale, en 2008, la capitalisation boursière des sociétés cotées aux États-Unis représentait 78,5 % du produit intérieur brut américain. »
Les erreurs les plus fréquentes :
- lire « 78,5 milliards de dollars » : l'unité est le pourcentage du PIB, pas une somme d'argent ;
- écrire « 78,5 % des entreprises américaines » : le rapport porte sur des valeurs, pas sur des effectifs d'entreprises ;
- oublier l'année, alors que toute la lecture du tableau repose sur la comparaison entre 2007 et 2008.
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À partir du tableau, montrez que les retournements boursiers sont à la fois brutaux et internationaux.
Repérez d'abord les deux années de creux, puis vérifiez si elles concernent un seul pays ou tous. Comparez ensuite l'ampleur des baisses d'un pays à l'autre.
Correction
Réponse attendue : le tableau fait apparaître deux creux, en 2002 et en 2008, et dans les deux cas ils concernent les quatre pays.
La brutalité. Entre 2007 et 2008, le ratio français passe de 103,2 % à 50,3 % du PIB, soit −51,3 % en un an ; l'Allemagne passe de 60,4 % à 29,2 %, soit une baisse de −51,7 % ; le Royaume-Uni de 123,9 % à 63,4 % et les États-Unis de 137,6 % à 78,5 %. Une hausse s'étale sur plusieurs années, la chute tient en douze mois : c'est la signature d'un retournement mimétique, où chacun vend parce que les autres vendent.
Le caractère international. Aucun des quatre pays n'échappe au mouvement, ni en 2002 ni en 2008. Les portefeuilles étant diversifiés à l'échelle mondiale, un investisseur qui doit se procurer des liquidités vend partout où il détient des titres : les ventes forcées exportent la baisse d'une place à l'autre. C'est le mécanisme de contagion, qui transforme un choc localisé — les crédits immobiliers américains à risque — en effondrement simultané des Bourses européennes.
Une nuance à faire apparaître. Le retour à la normale n'est pas partout le même : en 2014, les États-Unis ont presque retrouvé leur niveau de 1999 (149,5 contre 153,4) alors que la France en reste très éloignée (72,9 contre 101,1). La crise laisse donc des traces durables et inégales.
Une bonne réponse cite au moins trois chiffres, distingue explicitement les deux épisodes et emploie la notion de contagion.