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Calculs — Hausse des diplômes et dévalorisation des titres

Savoir-faireCalculDifficile📄 Document18 min

Utilisez le tableau ci-dessous. Arrondissez à une décimale lorsque c’est nécessaire.

Document — Diplômes et emplois qualifiés dans deux générations d’un pays fictif (en %)

GénérationPart de la génération titulaire du baccalauréatPart titulaire d’un diplôme du supérieurPart occupant un emploi de cadre ou de profession intermédiaire
Génération 1 (la génération des parents)251225
Génération 2 (la génération des enfants)784542
Source : Données fictives construites pour l’exercice. · Champ : Deux générations successives d’un pays fictif, observées au même âge. · Lecture : Dans la génération 1, 12 % des individus étaient titulaires d’un diplôme de l’enseignement supérieur.
  1. De combien de points de pourcentage la part de bacheliers a-t-elle augmenté entre les deux générations ?

    points

    Correction

    Réponse : 53 points

    78 − 25 = 53 points. On soustrait deux pourcentages : le résultat s’exprime en points, jamais en pourcentage. Cet écart mesure l’ampleur de la massification scolaire entre les deux générations.

  2. Par combien la part de diplômés du supérieur a-t-elle été multipliée ?

    Correction

    Réponse : 3.75

    45 / 12 = 3,75. Le coefficient multiplicateur rapporte la valeur d’arrivée à la valeur de départ : il se lit « la part a été multipliée par 3,75 », et non « elle a augmenté de 3,75 % ».

  3. Quel est le taux de variation de la part de diplômés du supérieur entre les deux générations, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 275 %

    (45 − 12) / 12 × 100 = +275 %. On retrouve le coefficient multiplicateur : 3,75 − 1 = 2,75, soit +275 %. Les deux calculs disent la même chose et doivent toujours être cohérents entre eux.

  4. Quel est le taux de variation de la part d’emplois de cadre ou de profession intermédiaire, en pourcentage ?

    %

    Correction

    Réponse : 68 %

    (42 − 25) / 25 × 100 = +68 %. Les emplois qualifiés ont bien progressé, mais quatre fois moins vite que les diplômes du supérieur (+275 %). C’est ce décalage qui est au cœur du chapitre.

  5. Dans la génération 1, combien y avait-il de diplômés du supérieur pour 100 emplois de cadre ou de profession intermédiaire ?

    Correction

    Réponse : 48

    12 / 25 × 100 = 48. Il y avait alors nettement moins de diplômés que d’emplois qualifiés : le titre du supérieur ouvrait presque à coup sûr l’accès à ces positions, et beaucoup y accédaient même sans lui.

  6. Dans la génération 2, combien y a-t-il de diplômés du supérieur pour 100 emplois de cadre ou de profession intermédiaire ? (Arrondissez à une décimale.)

    Correction

    Réponse : 107.1

    45 / 42 × 100 ≈ 107,1. Le rapport s’est inversé : il y a désormais plus de diplômés que de places qualifiées. Une partie d’entre eux occupera donc des emplois moins qualifiés que leur titre ne le laissait attendre, ce qui donne un contenu chiffré au paradoxe d’Anderson et à la dévalorisation des diplômes.

Notions : massification scolaire paradoxe d’Anderson déclassement scolaire

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Tout le chapitre : L'École