Lecture de données — Les embauches : le stock et les flux
Utilisez le document pour répondre. Les trois premières questions se corrigent automatiquement, les deux suivantes demandent une réponse rédigée.
Document — Les contrats signés dans le secteur privé en France en 2024, selon leur nature
| Nature du contrat | Contrats signés en 2024 (en millions) | Évolution 2023-2024 (%) | Écart au niveau de 2019 (%) |
|---|---|---|---|
| Contrat à durée indéterminée (CDI) | 4,2 | −6,0 | +7,5 |
| Contrat à durée déterminée (CDD) | 21,5 | +1,8 | +3,6 |
| Missions d’intérim | 20,3 | −2,3 | −2,7 |
| Ensemble des contrats signés | 45,9 | n.d. | n.d. |
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Quelle part les contrats à durée indéterminée représentent-ils dans l’ensemble des contrats signés en 2024 ? Donnez le résultat en pourcentage, avec une décimale.
%
Correction
Réponse : 9.2 %
4,2 / 45,9 × 100 ≈ 9,2 %. Moins d’un contrat signé sur dix est un CDI : c’est le chiffre décisif du document.
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Combien de contrats à durée limitée (CDD et missions d’intérim) ont été signés en 2024 ? Donnez le résultat en millions.
millions de contrats
Correction
Réponse : 41.8 millions de contrats
21,5 + 20,3 = 41,8 millions de contrats à durée limitée, contre 4,2 millions de CDI.
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Pour un contrat à durée indéterminée signé en 2024, combien de contrats à durée déterminée ont été signés ? Donnez le résultat avec une décimale.
CDD pour 1 CDI
Correction
Réponse : 5.1 CDD pour 1 CDI
21,5 / 4,2 ≈ 5,1. C’est un rapport, pas un pourcentage : pour un CDI signé, l’économie française signe environ cinq CDD. En ajoutant l’intérim, on dépasse dix contrats courts pour un CDI.
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Rédigez la phrase de lecture correcte de la donnée « 20,3 » du tableau.
Attention au champ : de quoi ces 20,3 millions sont-ils le nombre — de travailleurs, de contrats, d’entreprises ?
Correction
Phrase attendue : « Selon la Dares (mouvements de main-d’œuvre, 2024), en France métropolitaine, 20,3 millions de missions d’intérim ont été signées en 2024 dans les établissements du secteur privé hors agriculture. »
L’erreur à éviter absolument est de dire « 20,3 millions d’intérimaires ». Une mission d’intérim dure souvent quelques jours : un même travailleur peut en enchaîner plusieurs dizaines dans l’année. Le tableau compte des contrats, pas des personnes. À titre de comparaison, l’intérim ne représente que 1,9 % de l’emploi occupé.
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Comment concilier ce document avec le fait que 72,9 % des personnes en emploi occupent un emploi à durée indéterminée ? Répondez en une dizaine de lignes.
Distinguez ce que compte chaque source : un stock d’emplois occupés à une date, ou un flux de contrats signés au cours d’une année. Pensez à la durée moyenne de chaque type de contrat.
Correction
Réponse attendue : les deux constats ne se contredisent pas ; ils mesurent deux choses différentes.
Le raisonnement. Ce document compte des flux : le nombre de contrats signés au cours d’une année. La donnée des 72,9 % décrit un stock : la situation des personnes en emploi à un moment donné. Or un contrat court occupe une place dans le stock pendant quelques jours ou quelques semaines, alors qu’un CDI y reste des années. Un CDI signé en 2015 est toujours compté dans le stock de 2024 mais n’apparaît dans aucun flux d’embauche récent. Mécaniquement, les contrats courts sont donc surreprésentés dans les flux et sous-représentés dans les stocks.
L’ordre de grandeur. En 2024, 45,9 millions de contrats ont été signés, dont seulement 4,2 millions de CDI, soit environ 9,2 %. Dans le même temps, l’emploi occupé reste dominé par l’emploi stable. Le marché du travail français combine donc un noyau stable, large et protégé, et une périphérie très rotative de contrats courts : la même source indique que 88,2 % des missions d’intérim et des CDD arrivés à terme en 2024 étaient des contrats courts.
Ce qu’il faut en conclure. Dire « la précarité est marginale, 72,9 % des emplois sont stables » et dire « tout se fait en contrats courts, 9 embauches sur 10 sont temporaires » sont deux affirmations vraies et toutes deux incomplètes. La question pertinente est celle de la répartition : qui occupe le noyau stable, qui tourne dans la périphérie, et passe-t-on de l’une à l’autre ? Les jeunes sont nettement plus exposés à la seconde situation : 18,6 % d’entre eux sont en CDD et 5,2 % en intérim, contre 7,4 % et 1,8 % des 25-49 ans.
Nuance. Le tableau compte des contrats et non des personnes : la hausse du nombre de contrats peut refléter un fractionnement croissant des mêmes emplois plutôt qu’une hausse du nombre de travailleurs concernés.