QCM — Formes d’emploi, précarité et intégration
Une seule réponse est correcte, sauf mention contraire.
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Depuis les Trente Glorieuses, la norme d’emploi en France est :
Correction
Réponse : Le contrat à durée indéterminée à temps plein
Parler de norme, ce n’est pas seulement constater une fréquence : le CDI à temps plein sert de référence à laquelle les autres contrats sont comparés et qui structure les droits sociaux.
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Quelles situations relèvent des formes particulières d’emploi ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : Un contrat à durée déterminée de six mois ; Une mission d’intérim ; Un contrat d’apprentissage
Les formes particulières d’emploi se définissent par écart à la norme : elles sont salariées mais à durée limitée. Le CDI à temps plein constitue précisément cette norme de référence.
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En France, les contrats à durée indéterminée représentent :
Correction
Réponse : Environ trois emplois salariés sur quatre
Il faut distinguer le stock et les flux : la grande majorité des personnes en emploi occupent un CDI, alors que la grande majorité des embauches se font en contrat court. Confondre les deux conduit à surestimer ou à sous-estimer la précarité.
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Un livreur inscrit sur une plateforme numérique et rémunéré à la course a le plus souvent le statut :
Correction
Réponse : De travailleur indépendant
Le contrat qui le lie à la plateforme est commercial, non salarial. C’est précisément ce décalage entre un statut d’indépendant et une organisation du travail très encadrée qui alimente les demandes de requalification devant les tribunaux.
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La précarité de l’emploi désigne d’abord :
Correction
Réponse : L’incertitude sur la durée de l’emploi et sur son maintien
Un emploi peut être bien rémunéré et précaire, pénible et stable : la précarité porte sur la sécurité de la relation d’emploi. Bas salaires et pénibilité l’accompagnent souvent, mais ne la définissent pas.
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Selon Durkheim, la division du travail social produit :
Correction
Réponse : Une solidarité fondée sur l’interdépendance entre des fonctions différentes
La solidarité fondée sur la ressemblance caractérise les sociétés traditionnelles ; dans les sociétés modernes, c’est la complémentarité des métiers qui relie les individus. Le travail est donc analysé comme un producteur de lien, et non seulement de revenu.
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Pourquoi dit-on que le travail intègre ? (plusieurs réponses)
Correction
Réponse : Il procure un revenu et des droits sociaux ; Il insère dans des réseaux de relations et de sociabilité ; Il confère un statut et contribue à l’identité sociale
Le travail est une source de revenu, de reconnaissance et de relations : ce sont ces trois dimensions qu’une perte d’emploi met simultanément en cause. En revanche, il n’égalise pas les revenus : il est même l’un des principaux lieux de production des inégalités.
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Un salarié en CDI qui juge son travail dépourvu d’intérêt et n’y reçoit aucune reconnaissance illustre :
Correction
Réponse : Une intégration professionnelle fragilisée malgré la stabilité de l’emploi
Il faut distinguer le rapport à l’emploi — la stabilité du contrat et les protections associées — et le rapport au travail — l’intérêt de l’activité et la reconnaissance obtenue. Une bonne situation sur l’un ne compense pas mécaniquement l’autre.
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Les risques psychosociaux (stress chronique, épuisement professionnel) relèvent :
Correction
Réponse : De la qualité des conditions de travail
Les conditions de travail ne se réduisent pas à la pénibilité physique : l’intensification des rythmes, les objectifs chiffrés et l’isolement sont devenus des sources majeures d’atteinte à la santé au travail.
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Pourquoi la perte d’un emploi fragilise-t-elle l’intégration sociale ?
Correction
Réponse : Parce qu’elle prive à la fois du revenu, du statut et des relations liées au travail
Réduire le chômage à une perte de revenu revient à ignorer ses effets sur l’identité et la sociabilité. C’est le cumul de ces pertes, et sa durée, qui peut conduire à une mise à l’écart durable.